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PROCHAINEMENT


LE XIXème siècle de LUCHINO VISCONTI

Rétrospective en quatre films en version restaurée au Champo à partir du 31 juillet 2024.

SENSO (1954)
En 1866, la Vénétie est sous le joug de l'occupant autrichien. La comtesse Livia Serpieri est de ceux qui s'opposent avec vigueur à cette mainmise étrangère. Jusqu'au jour où elle s'éprend violemment d'un jeune lieutenant autrichien.

LE GUÉPARD (1963)
En 1860, le débarquement des troupes républicaines de Garibaldi en Sicile sonne les dernières heures de l’aristocratie locale. Le prince Don Fabrizio Salina et sa famille se retirent dans leur palais à la campagne, à Donnafugata. Don Fabrizio nourrit des projets pour son neveu Tancrède et l’imagine avec une femme plus riche et plus intelligente que sa propre fille. Lors de la réception donnée en l’honneur des Salina, Tancrède s’éprend d’Angelica, la fille du maire…

LUDWIG, LE CRÉPUSCULE DES DIEUX (1973)
Devenu roi de Bavière à 19 ans, Louis II, entame son règne avec enthousiasme. Mais ses proches le déçoivent. Il se sent trahi par Richard Wagner dont il est le mécène et, espère-t-il, l'ami, et sa cousine Elisabeth d'Autriche lui refuse son amour. Subissant de surcroît des échecs politiques et militaires, Ludwig, seul dans ses palais fastueux, sombre dans la folie. L'Innocent (1976) Tullio Hermil est un mondain oisif qui évolue dans la grande bourgeoisie italienne de la fin du XIXe siècle. Il entretient son narcissisme et affirme sa virilité au bras de Teresa, sa sublime maîtresse qu’il exhibe dans les salons auprès de ses amis et rivaux. Son épouse, Giuliana, dont il a fait sa confidente, lassée du manque d’amour auquel Tullio l’a condamnée, se laisse séduire par un jeune écrivain dont elle attend un enfant. Profondément meurtri dans son orgueil, Tullio décide de faire à nouveau valoir ses droits maritaux.

L'INNOCENT (1976)
Tullio Hermil est un mondain oisif qui évolue dans la grande bourgeoisie italienne de la fin du XIXe siècle. Il entretient son narcissisme et affirme sa virilité au bras de Teresa, sa sublime maîtresse qu’il exhibe dans les salons auprès de ses amis et rivaux. Son épouse, Giuliana, dont il a fait sa confidente, lassée du manque d’amour auquel Tullio l’a condamnée, se laisse séduire par un jeune écrivain dont elle attend un enfant. Profondément meurtri dans son orgueil, Tullio décide de faire à nouveau valoir ses droits maritaux.

"Ce qui m’a surtout conduit au cinéma, c’est le devoir de raconter des histoires d’hommes vivants ; des hommes qui vivent parmi les choses et non les choses pour elles-mêmes. Le cinéma qui m’intéresse est un cinéma anthropomorphique. De toutes les tâches qui m’incombent en tant que réalisateur, celle qui me passionne le plus est donc le travail sur les acteurs ; matériel humain avec lequel on construit ces hommes nouveaux qui engendrent la nouvelle réalité qu’ils sont appelés à vivre, la réalité de l’art. Parce que l’acteur est avant tout un homme. Il possède les qualités humaines clefs. Je cherche à me fonder sur elles en les graduant dans la construction du personnage : au point que l’homme-acteur et l’homme-personnage parviennent à un certain point à ne former qu’un seul. [...] L’expérience m’a surtout appris que le poids de l’être humain, sa « présence », est la seule « chose » qui remplisse vraiment l’écran, que l’ambiance est créée par lui, par sa vivante présence, et c’est par les passions qui l’agitent qu’elle acquiert vérité et relief. Au point que son absence momentanée du rectangle lumineux ramènera tout à une apparence de nature morte. Le geste le plus humble de l’homme, son pas, ses hésitations et ses impulsions donnent à eux seuls poésie et vibration aux choses qui l’entourent et au milieu desquelles ils se situent. Toute autre solution au problème me paraîtra toujours un attentat à la réalité telle qu’elle s’offre à mes yeux : faite par les hommes et continuellement modifiée par eux (…) Je pourrais faire un film devant un mur si je savais retrouver les données de la véritable humanité des hommes placés devant un élément de décor nu : les retrouver et les raconter » - Luchino Visconti (trad. Giuseppe Ferrara), Il cinema antropomorfico, Cinema, anc. série, n°173-174 du 25 septembre au 25 octobre 1943