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Ciné-clubs

Au Champo, le cinéma se regarde et se partage.
Nos ciné-clubs sont des moments de découverte et de débat, où chaque spectateur va (re)découvrir des films avec un regard nouveau :


** Les Lundis Hongrois

Le Champo s’associe à l’Institut Liszt et aux Archives du film hongroises pour partager avec ses spectateurs des trésors du cinéma hongrois : des films rares, projetés en VOSTF, accompagnés d’échanges qui font toute la richesse de l’expérience Champo. Un regard unique sur l’histoire et la culture de la Hongrie à travers le cinéma,

Des images qui parlent de Liberté, d'Amour et de Mémoire.

Une fois par mois, PRÉSENTATION, PROJECTION, DÉBAT. Les séances sont animées par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d’Europe de l’Est.

Rétrospective István Szabó en 9 films sur 2025-2026.

Prochaines séances : 

📍 Lundi 4 mai à 19h45 : HANUSSEN (1988)

  • Lundi 1er juin à 19h45: CHÈRE EMMA (Édes Emma, drága Böbe, 1992)

Projections en VOSTF
détail et synopsis ci-dessous 


** B.0. Ciné-club

Une fois par mois, le B.O. Ciné-Club fait résonner les grandes musiques de films. Projection, présentation, débat :
Écoutez le cinéma autrement.

Un jeudi par mois, PRÉSENTATION, PROJECTION, DÉBAT, avec JC Manuceau, auteur de livres sur Ennio Morricone et John Williams 

 📍 Jeudi 21 mai à 20h00 : LES TROIS JOURS DU CONDOR— Sydney Pollack (1975)

  • Jeudi 25 juin à 20h00 : THE SWIMMER (LE PLONGEUR) — Frank Perry (1968)


    ** Les Rencontres de L’Histoire :

    En partenariat avec le magazine L’Histoire, Le Champo propose un ciné-club qui revisite les grandes secousses du XXᵉ siècle et les mémoires du monde contemporain à travers des films rares, des avant-premières et des œuvres majeures.
    Chaque séance est suivie d’une rencontre avec des historiens et des cinéastes pour éclairer le contexte des films, confronter les points de vue et questionner notre rapport aux images d’archives, aux procès, aux révolutions, aux dictatures, aux résistances.

    Les Rencontres de L’Histoire  sont le lieu idéal pour celles et ceux qui aiment comprendre autant que ressentir : un rendez-vous régulier où l’on vient voir un film fort, puis en débattre ensemble, dans la salle mythique du Champo.

    • Programmation en cours

    LES LUNDIS HONGROIS, RETROSPECTIVE ISTVÁN SZABÓ

    Ciné-club : LES LUNDIS HONGROIS, au Champo, Paris 5ème

    Après les rétrospectives des films de Marta Mészáros en 2023-2024 et de Zoltan Fabri en 2024-2025, l’Institut Liszt Paris - Centre culturel hongrois, le cinéma Le Champo et Les Archives du film hongroises (National Film Institute - NFI) s’associent pour présenter, durant l’année 2025-2026, une sélection de 9 films du maitre du cinéma hongrois, István Szabó.

    Né en 1938, Istvan Szabó tourne, dans les années 1960 et 1970, des films explorant le vécu de sa génération et les évènements historiques de l’époque. Avec ses 37 longs-métrages, courts-métrages et téléfilms, Istvan Szabó est considéré́ comme l’une des figures majeures du cinéma mondial.

    L’Ours d’argent du meilleur réalisateur qu’il remporte à Berlin en 1980 pour CONFIANCE lui ouvre grand les portes d’une carrière internationale – qu’ont couronnée 5 sélections au Festival de Cannes, 4 au Festival de Berlin et 3 au Festival de Venise et dont l’apogée fut l’oscar remporté en 1982 pour MEPHISTO.

    Ouverture exceptionnelle de ce ciné-club en présence du cinéaste, puis séances mensuelles le lundi à 19h45, animées par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d’Europe de l’Est

    Image du film « Hanussen » d’István Szabó, hypnotiseur face à la montée du nazisme – Les Lundis Hongrois au Champo.

    HANUSSEN d’István Szabó (1988)

    Ciné-club LES LUNDIS HONGROIS
    Lundi 4 mai à 19h45

    À la fin de la Première Guerre mondiale, le caporal Klaus Schneider est grièvement blessé à la tête. Dans un hôpital militaire, un médecin découvre chez lui des capacités d’hypnose et de suggestion hors du commun.
    Devenu Erik Jan Hanussen, il triomphe sur les scènes de Vienne puis de Berlin, envoûtant foules et puissants par ses numéros de voyance.
    Mais alors qu’il prédit, parfois trop clairement, la montée du fascisme et l’incendie du Reichstag, ses dons attirent sur lui la méfiance des nazis…

    * Sélection officielle Cannes 1988
    Nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.


    Pourquoi (re)voir ce film sur grand ecran au Champo :
    - Pour la figure incroyable de Hanussen, personnage à la frontière entre escroquerie, charisme et véritable clairvoyance.
    - Pour la manière dont Szabó filme l’entre-deux-guerres comme un théâtre où politique, spectacle et manipulation se confondent.
    - pour la performance hypnotique de Klaus Maria Brandauer, qui donne au film sa tension presque surnaturelle.

    * Présentation et débat avec Joël Chapron (spécialiste des cinémas d’Europe de l’Est).

    Image du film « Chère Emma (Édes Emma, drága Böbe) » d’István Szabó – Les Lundis Hongrois au Champo (juin 2026).

    CHÈRE EMMA (Édes Emma, drága Böbe) d’István Szabó

    Ciné-club LES LUNDIS HONGROIS
    Lundi 1er juin à 19h45

    Budapest, début des années 1990. Emma et Böbe, deux institutrices qui enseignaient le russe sous le régime communiste, se retrouvent brutalement inutiles lorsque la langue n’est plus au programme. Elles tentent de se recycler en professeurs d’anglais, enchaînent petits boulots, castings, compromissions, tout en partageant une chambre en foyer.
    Entre précarité, humiliation et désir de dignité, le film montre la violence douce mais réelle de la transition post-communiste, vue à hauteur de ces deux femmes.

    Le film a remporté l’Ours d’argent – Prix spécial du Jury à la Berlinale 1992 et a représenté la Hongrie aux Oscars. Il est souvent cité comme l’un des grands portraits de la “transition” post-communiste en Europe centrale

    Pourquoi (re)voir ce film au Champo
    - Parce que c’est l’un des plus beaux films sur “l’après” : que devient-on quand un système s’effondre et que votre compétence principale ne vaut plus rien ?

    Parce que Szabó filme avec une grande tendresse ses héroïnes, sans complaisance, dans un mélange de mélancolie et de lucidité.

    - Voir en salle avec grand ecran, permet de ressentir pleinement la justesse des visages, des silences et des petits gestes qui disent la fatigue d’un pays en mutation.

    -Présentation et débat avec Joël Chapron (spécialiste des cinémas d’Europe de l’Est).


    CARROUSEL - LES LUNDIS HONGROIS


      B.O. CINÉ-CLUB

      Le Cinéma s'écoute autant qu'il se regarde, Ciné-club B.O. cinéma au Champo - avec Jean-Christophe Manuceau

      Une fois par mois, le B.O. Ciné-Club fait résonner les grandes musiques de films. Projection, présentation, débat : Écoutez le cinéma autrement.

      Aux côtés de Jean-Christophe Manuceau, auteur de plusieurs livres sur Enio Morricone et John Williams, et passionné, découvrez comment une Bande Originale dialogue avec l’image, accompagne nos émotions, contribue au succès du film, et façonne la mémoire du cinéma.

      Une fois par mois, le B.O. Ciné-Club fait résonner les grandes musiques de films. Projection, présentation, débat : Écoutez le cinéma autrement.

      Aux côtés de Jean-Christophe Manuceau, auteur de plusieurs livres sur Enio Morricone et John Williams, et passionné, découvrez comment une Bande Originale dialogue avec l’image, accompagne nos émotions, contribue au succès du film, et façonne la mémoire du cinéma.

      B.O. Ciné-club 2ème trimestre 2026 : 3 HOMMES TRAQUÉS.
      Burlesque • paranoïa • vertige existentiel — la B.O. en fil rouge.
      .

      Au B.O. Ciné-club du Champo au 2e trimestre 2026, on suit trois hommes traqués — trois itinéraires, trois climats. Quand la Panthère rose s’emmêle  transforme l’espionnage en ballet burlesque ; Les Trois jours du condor accélère le pouls dans un thriller de suspicion ; Le Plongeon (The Swimmer)  ouvre une odyssée étrange et bouleversante, de piscine en piscine, où le trajet finit par révéler bien plus qu’un simple retour.

      Ici, la B.O. fait fil rouge : Mancini fait swinguer le gag avec une mécanique d’orfèvre ; Grusin électrise la paranoïa, nerveux et ambigu ; Hamlisch, pour son premier long métrage, installe une mélancolie qui grince et accompagne la bascule du rêve vers le vertige. 

      📍  Jeudi 21 mai à 20h00 : LES TROIS JOURS DU CONDOR— Sydney Pollack (1975)

      • Jeudi 25 juin à 20h00 : THE SWIMMER (LE PLONGEUR) — Frank Perry (1968)
      • Jeudi 9 avril à 20h00 : QUAND LA PANTHÈRE ROSE S’EMMÊLE — Blake Edwards (1976)


      LES TROIS JOURS DU CONDOR — Sydney Pollack (1975)

      21 mai 20H
      Présentation et discussion à l'issue de la projection avec Jean-Christophe Manuceau, auteur de livres sur Ennio Morricone et John Williams.

      Tu cours. Tu doutes. Tu écoutes. Et la B.O. te souffle que le danger arrive toujours avant l’explication...

      L’homme traqué, dans ce film, n’a pas d’ennemi clair — seulement un système qui se referme. Un analyste de la CIA (Robert Redford) revient de déjeuner et découvre ses collègues assassinés. Pris pour cible, il disparaît dans New York, tente d’identifier qui le chasse… et pourquoi. Plus il s’approche de la vérité, plus la confiance devient impossible : chaque geste ressemble à un piège, chaque visage à un masque.

      Dave Grusin signe une tension “moderne” (pour l’époque), avec des couleurs jazz/urbaines et un thème principal qui agit comme un radar : pas héroïque, plutôt nerveux, ambigu, toujours en alerte. La tracklist officielle annonce la couleur dès les titres — “Condor!”, “Yellow Panic”… — et accompagne la traque comme un battement cardiaque.

      0 noter : Adapté du roman Six Days of the Condor (James Grady), tout est construit pour que l’information arrive par fragments, exactement comme la musique, qui ne “rassure” jamais.

      Acteurs / actrices : Robert Redford, Faye Dunaway, Cliff Robertson, Max von Sydow

      THE SWIMMER (LE PLONGEON) — Frank Perry (1968)

      25 juin 20H
      Présentation et discussion à l'issue de la projection avec Jean-Christophe Manuceau, auteur de livres sur Ennio Morricone et John Williams.

      Un itinéraire solaire… jusqu’à ce que la B.O. fasse basculer le rêve en vertige.

      Dans ce film, la traque est intérieure : un homme se poursuit lui-même, de piscine en piscine. Ned Merrill décide de “rentrer” chez lui en traversant sa banlieue à la nage, de piscine en piscine, comme s’il inventait une rivière de jardins privés. Les rencontres, d’abord cordiales, se chargent d’inconfort, de non-dits, de blessures anciennes. À mesure que le trajet avance, son assurance se fissure — et la réalité remonte à la surface, froide, implacable.

      La musique est signée Marvin Hamlisch : c’est son premier score de long métrage (il a 24 ans), orchestré par deux vétérans, Leo Shuken et Jack Hayes. La partition épouse la trajectoire du film : charme d’abord, puis malaise — avec des couleurs sixties et une mélancolie qui “grince” sous le vernis. La B.O. complète a été publiée en version étendue par Film Score Monthly (sortie “complete score” en 2006).

      À noter : Production mouvementée : après le tournage principal, des reshoots ont été réalisés, notamment par Sydney Pollack (non crédité).

      Acteurs / actrices : Burt Lancaster, Janet Landgard, Janice Rule (et une galerie de visages marquants au fil des “étapes”).


      et les Liens vers le site de JC Manuceau


      CARROUSEL - B.O. Ciné-club


        LES RENCONTRES DE L'HISTOIRE

        Affiche de la séance « Derrière les drapeaux, le soleil » au cinéma Le Champo : photo d’archives en noir et blanc d’une cérémonie militaire, titre en rouge, encart de l’affiche du film à gauche, citations presse (Cahiers du cinéma, Télérama), annonce « Mardi 7 avril à 20h15 » et projection suivie d’un échange avec Olivier Compagnon (spécialiste de l’Amérique latine) et Antoine de Baecque, Les Rencontres de L’Histoire

        DERRIÈRE LES DRAPEAUX, LE SOLEIL (Bajo las banderas, el sol), de Juanjo Pereira (2025) 

        120 heures d’archives : c’est tout ce qu’il reste de 35 années de dictature d’Alfredo Stroessner au Paraguay. À partir de ce matériau retrouvé et dispersé à travers le monde, Juanjo Pereira recompose une histoire de propagande, de mise en scène du pouvoir et de répression — et montre comment ces images “officielles” continuent de peser sur la mémoire du pays. Juanjo Pereira part de ce manque — et le retourne comme un gant.

        Derrière les drapeaux, le soleil est un film d’archives qui fait parler ce que la propagande voulait taire. À travers des cérémonies, des parades, des inaugurations, des visites diplomatiques, des journaux filmés et des images “de vitrine”, le réalisateur reconstitue l’esthétique d’un régime : comment il se met en scène, comment il fabrique du consensus, comment il organise l’oubli. Mais plus le film avance, plus des fissures apparaissent : des regards, des détails, des hors-champs, des silences — autant d’indices d’une violence et d’une peur que l’image tente de recouvrir.

        Le film devient alors une enquête sur la mémoire : que reste-t-il d’un pays quand ses images ont été confisquées ? Et comment le cinéma peut-il, aujourd’hui, réordonner ces fragments pour rouvrir l’histoire, rendre visible ce qui a été effacé, et faire entendre, enfin, ce qui n’avait pas droit de cité.

        La discussion après la projection, avec Olivier Compagnon (historien de l’Amérique latine) et Antoine de Baecque (historien du cinéma), permet de replacer le film dans son contexte (dictatures latino-américaines, guerre froide, médias et propagande) et de comprendre comment le cinéma d’archives fabrique un récit historique, entre enquête, mémoire et justice.

        Excellente séance. 


        CARROUSEL - LES RENCONTRES DE L'HISTOIRE

        Affiche de la séance « Derrière les drapeaux, le soleil » au cinéma Le Champo : photo d’archives en noir et blanc d’une cérémonie militaire, titre en rouge, encart de l’affiche du film à gauche, citations presse (Cahiers du cinéma, Télérama), annonce « Mardi 7 avril à 20h15 » et projection suivie d’un échange avec Olivier Compagnon (spécialiste de l’Amérique latine) et Antoine de Baecque, Les Rencontres de L’Histoire