Ciné-clubs
Au Champo, le cinéma se regarde et se partage.
Nos ciné-clubs sont des moments de découverte et de débat, où chaque spectateur va (re)découvrir des films avec un regard nouveau :
** Les Lundis Hongrois
Le Champo s’associe à l’Institut Liszt et aux Archives du film hongroises pour partager avec ses spectateurs des trésors du cinéma hongrois : des films rares, projetés en VOSTF, accompagnés d’échanges qui font toute la richesse de l’expérience Champo. Un regard unique sur l’histoire et la culture de la Hongrie à travers le cinéma,
Des images qui parlent de Liberté, d'Amour et de Mémoire.
Une fois par mois, PRÉSENTATION, PROJECTION, DÉBAT. Les séances sont animées par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d’Europe de l’Est.
Rétrospective István Szabó en 9 films sur 2025-2026.
Prochaines séances :
📍 Lundi 13 avril à 19h45 : COLONEL REDL (Redl ezredes/Oberst Redl, 1985)
- Lundi 4 mai à 19h45 : HANUSSEN (1988)
- Lundi 1er juin à 19h45: CHÈRE EMMA (Édes Emma, drága Böbe, 1992)
Projections en VOSTF
détail et synopsis ci-dessous
Δ Devant l’engouement suscité par la rétrospective des films d’István Szabó, nous vous conseillons vivement de réserver à l’avance vos places pour la séance du film MEPHISTO le 2 mars 2026 (voir ci-dessous)
** B.0. Ciné-club
Une fois par mois, le B.O. Ciné-Club fait résonner les grandes musiques de films. Projection, présentation, débat :
Écoutez le cinéma autrement.
Un jeudi par mois, PRÉSENTATION, PROJECTION, DÉBAT, avec JC Manuceau, auteur de livres sur Ennio Morricone et John Williams
📍 Jeudi 19 mars à 20h00 : LES PIRATES DU MÉTRO (The Taking of Pelham One Two Three) de Joseph Sargent / Musique : David Shire (1974)
- Jeudi 9 avril à 20h00 : QUAND LA PANTHÈRE ROSE S’EMMÊLE — Blake Edwards (1976)
- Jeudi 21 mai à 20h00 : LES TROIS JOURS DU CONDOR— Sydney Pollack (1975)
- Jeudi 25 juin à 20h00 : THE SWIMMER (LE PLONGEUR) — Frank Perry (1968)
** Les Rencontres de L’Histoire :
En partenariat avec le magazine L’Histoire, Le Champo propose un ciné-club qui revisite les grandes secousses du XXᵉ siècle et les mémoires du monde contemporain à travers des films rares, des avant-premières et des œuvres majeures.
Chaque séance est suivie d’une rencontre avec des historiens et des cinéastes pour éclairer le contexte des films, confronter les points de vue et questionner notre rapport aux images d’archives, aux procès, aux révolutions, aux dictatures, aux résistances.
Les Rencontres de L’Histoire sont le lieu idéal pour celles et ceux qui aiment comprendre autant que ressentir : un rendez-vous régulier où l’on vient voir un film fort, puis en débattre ensemble, dans la salle mythique du Champo.
📍 Programmation en cours pour les prochaines Rencontres de L'Histoire
** Ciné-club Psy
Programmation en cours
LES LUNDIS HONGROIS, RETROSPECTIVE ISTVÁN SZABÓ
Ciné-club : LES LUNDIS HONGROIS, au Champo, Paris 5ème
Après les rétrospectives des films de Marta Mészáros en 2023-2024 et de Zoltan Fabri en 2024-2025, l’Institut Liszt Paris - Centre culturel hongrois, le cinéma Le Champo et Les Archives du film hongroises (National Film Institute - NFI) s’associent pour présenter, durant l’année 2025-2026, une sélection de 9 films du maitre du cinéma hongrois, István Szabó.
Né en 1938, Istvan Szabó tourne, dans les années 1960 et 1970, des films explorant le vécu de sa génération et les évènements historiques de l’époque. Avec ses 37 longs-métrages, courts-métrages et téléfilms, Istvan Szabó est considéré́ comme l’une des figures majeures du cinéma mondial.
L’Ours d’argent du meilleur réalisateur qu’il remporte à Berlin en 1980 pour CONFIANCE lui ouvre grand les portes d’une carrière internationale – qu’ont couronnée 5 sélections au Festival de Cannes, 4 au Festival de Berlin et 3 au Festival de Venise et dont l’apogée fut l’oscar remporté en 1982 pour MEPHISTO.
Ouverture exceptionnelle de ce ciné-club en présence du cinéaste, puis séances mensuelles le lundi à 19h45, animées par Joël Chapron, spécialiste des cinématographies d’Europe de l’Est.
Δ Devant l’engouement suscité par la rétrospective des films d’István Szabó, nous vous conseillons vivement de réserver à l’avance vos places, en particulier pour la séance du film MEPHISTO le 2 mars 2026.
COLONEL REDL (Redl ezredes / Oberst Redl, 1985)
Ciné-club LES LUNDIS HONGROIS
Lundi 13 avril à 19h45
Synopsis
À la veille de la Première Guerre mondiale, Alfred Redl, fils de cheminot galicien, intègre l’école militaire de l’Empire austro-hongrois. Travailleur, loyal, il grimpe les échelons jusqu’à devenir chef du contre-espionnage. Mais son origine modeste, ses secrets intimes et les jeux de pouvoir de l’état-major en font le bouc émissaire idéal d’un système en décomposition. À travers le destin tragique de Redl, Szabó dresse le portrait lucide d’un empire au bord de l’implosion.
Pourquoi (re)voir ce film au Champo
Parce que c’est une grande fresque historique à la fois spectaculaire et intime, portée par un immense Klaus Maria Brandauer.
Parce que le film montre, avec une précision politique rare, comment un régime s’effondre de l’intérieur, thème qui résonne fortement aujourd’hui.
Parce qu’au Champo, la mise en scène de Szabó (espaces, uniformes, visages) prend toute sa puissance.
et pour la rencontre débat avec Joël Chapron après la projection
Anecdote
Le film, inspiré de la pièce A Patriot for Me de John Osborne, a remporté le Prix du Jury à Cannes et a été nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère ; il a aussi reçu le BAFTA du meilleur film étranger.
HANUSSEN d’István Szabó (1988)
Ciné-club LES LUNDIS HONGROIS
Lundi 4 mai à 19h45
À la fin de la Première Guerre mondiale, le caporal Klaus Schneider est grièvement blessé à la tête. Dans un hôpital militaire, un médecin découvre chez lui des capacités d’hypnose et de suggestion hors du commun.
Devenu Erik Jan Hanussen, il triomphe sur les scènes de Vienne puis de Berlin, envoûtant foules et puissants par ses numéros de voyance.
Mais alors qu’il prédit, parfois trop clairement, la montée du fascisme et l’incendie du Reichstag, ses dons attirent sur lui la méfiance des nazis…
* Sélection officielle Cannes 1988
Nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.
Pourquoi (re)voir ce film sur grand ecran au Champo :
- Pour la figure incroyable de Hanussen, personnage à la frontière entre escroquerie, charisme et véritable clairvoyance.
- Pour la manière dont Szabó filme l’entre-deux-guerres comme un théâtre où politique, spectacle et manipulation se confondent.
- pour la performance hypnotique de Klaus Maria Brandauer, qui donne au film sa tension presque surnaturelle.
* Présentation et débat avec Joël Chapron (spécialiste des cinémas d’Europe de l’Est).
CHÈRE EMMA (Édes Emma, drága Böbe) d’István Szabó
Ciné-club LES LUNDIS HONGROIS
Lundi 1er juin à 19h45
Budapest, début des années 1990. Emma et Böbe, deux institutrices qui enseignaient le russe sous le régime communiste, se retrouvent brutalement inutiles lorsque la langue n’est plus au programme. Elles tentent de se recycler en professeurs d’anglais, enchaînent petits boulots, castings, compromissions, tout en partageant une chambre en foyer.
Entre précarité, humiliation et désir de dignité, le film montre la violence douce mais réelle de la transition post-communiste, vue à hauteur de ces deux femmes.
Le film a remporté l’Ours d’argent – Prix spécial du Jury à la Berlinale 1992 et a représenté la Hongrie aux Oscars. Il est souvent cité comme l’un des grands portraits de la “transition” post-communiste en Europe centrale
Pourquoi (re)voir ce film au Champo
- Parce que c’est l’un des plus beaux films sur “l’après” : que devient-on quand un système s’effondre et que votre compétence principale ne vaut plus rien ?
Parce que Szabó filme avec une grande tendresse ses héroïnes, sans complaisance, dans un mélange de mélancolie et de lucidité.
- Voir en salle avec grand ecran, permet de ressentir pleinement la justesse des visages, des silences et des petits gestes qui disent la fatigue d’un pays en mutation.
-Présentation et débat avec Joël Chapron (spécialiste des cinémas d’Europe de l’Est).
CARROUSEL
B.O. CINÉ-CLUB
Une fois par mois, le B.O. Ciné-Club fait résonner les grandes musiques de films. Projection, présentation, débat : Écoutez le cinéma autrement.
Aux côtés de Jean-Christophe Manuceau, auteur de plusieurs livres sur Enio Morricone et John Williams, et passionné, découvrez comment une Bande Originale dialogue avec l’image, accompagne nos émotions, contribue au succès du film, et façonne la mémoire du cinéma.
B.O. Ciné-club 1er trimestre 2026 : LE TEMPS SOUS TENSION :
le temps qui rêve, le temps qui pèse, le temps qui presse.
3 films, 3 compositeurs majeurs, une même question : comment la musique sculpte notre perception du temps ?
Du vertige amoureux de Quelque part dans le temps, au suspense politique étouffant du Secret, jusqu’au compte à rebours nerveux des Pirates du métro, la B.O. devient tour à tour rêve, souffle et pulsation urbaine.
📍 Jeudi 19 mars 2026 - 20H00
LES PIRATES DU MÉTRO (The Taking of Pelham One Two Three) – Joseph Sargent / Musique : David Shire (1974)
B.O. Ciné-club 2ème trimestre 2026 : TROIS HOMMES TRAQUÉS.
Burlesque • paranoïa • vertige existentiel — la B.O. en fil rouge..
Au B.O. Ciné-club du Champo au 2e trimestre 2026, on suit trois hommes traqués — trois itinéraires, trois climats. Quand la Panthère rose s’emmêle transforme l’espionnage en ballet burlesque ; Les Trois jours du condor accélère le pouls dans un thriller de suspicion ; Le Plongeon (The Swimmer) ouvre une odyssée étrange et bouleversante, de piscine en piscine, où le trajet finit par révéler bien plus qu’un simple retour.
Ici, la B.O. fait fil rouge : Mancini fait swinguer le gag avec une mécanique d’orfèvre ; Grusin électrise la paranoïa, nerveux et ambigu ; Hamlisch, pour son premier long métrage, installe une mélancolie qui grince et accompagne la bascule du rêve vers le vertige.
- Jeudi 9 avril à 20h00 : QUAND LA PANTHÈRE ROSE S’EMMÊLE — Blake Edwards (1976)
- Jeudi 21 mai à 20h00 : LES TROIS JOURS DU CONDOR— Sydney Pollack (1975)
- Jeudi 25 juin à 20h00 : THE SWIMMER (LE PLONGEUR) — Frank Perry (1968)
LES PIRATES DU MÉTRO – Joseph Sargent – B.O. Ciné-club au Champo
19 mars 20H
Présentation et discussion à l'issue de la projection avec Jean-Christophe Manuceau, auteur de livres sur Ennio Morricone et John Williams.
Un métro pris en otage, un ultimatum implacable : un otage par minute de retard.
Les Pirates du métro : tension en temps réel, humour grinçant et sens du rythme légendaire.
Quatre hommes, une rame, une ville sous pression. Au cœur de New York, un polar sec, nerveux, impeccablement mené – le thriller 70’s dans toute sa splendeur.
À New York, quatre hommes armés prennent le contrôle d’une rame du métro « Pelham 1-2-3 » et retiennent une vingtaine de passagers en otage. Ils exigent une rançon d’un million de dollars et menacent de tuer un otage par minute de retard, tandis qu’un lieutenant de la régie des transports tente de déjouer leur plan.
David Shire compose une B.O. urbaine, nerveuse et syncopée, portée par un motif jazz-funk qui épouse le grondement du métro new-yorkais.
Temps comprimé, chronométré .La musique donne au film son rythme de thriller sous pression, compte à rebours, rythme du métro et de la rançon : chaque montée orchestrale sonne comme un arrêt brutal… ou une collision annoncée.
QUAND LA PANTHÈRE ROSE S’EMMÊLE — Blake Edwards (1976)
16 avril 20H
Présentation et discussion à l'issue de la projection avec Jean-Christophe Manuceau, auteur de livres sur Ennio Morricone et John Williams.
Traqué par 26 tueurs… et sauvé par sa propre incompétence. (Et par Mancini, qui transforme chaque catastrophe en danse.)
Ici, l’homme traqué ne fuit pas vraiment : il traverse. La planète retient son souffle, Dreyfus brandit une arme apocalyptique et exige la tête de Clouseau. Pour “résoudre” la crise, on lâche sur l’inspecteur… 26 assassins internationaux. Résultat : une parodie d’euro-spy qui carbure au gag, à la poursuite, au déguisement — et à la destruction involontaire.
La B.O. de Henry Mancini est la cheville ouvrière du burlesque : élégance “espionnage”, contrepoints comiques, thèmes qui relancent la mécanique au millimètre. Et au milieu de la farce, Mancini a écrit la ballade “Come to Me” (interprétée par Tom Jones) qui a été nommée à l’Oscar de la meilleure chanson originale.
A noter... Dans cet opus, la “Panthère rose” n’est plus le diamant : la saga est désormais totalement aimantée par Clouseau — le titre devient presque son surnom.
Acteurs / actrices : Peter Sellers, Herbert Lom, Lesley-Anne Down, Colin Blakely, Leonard Rossiter, Burt Kwouk.
LES TROIS JOURS DU CONDOR — Sydney Pollack (1975)
21 mai 20H
Présentation et discussion à l'issue de la projection avec Jean-Christophe Manuceau, auteur de livres sur Ennio Morricone et John Williams.
Tu cours. Tu doutes. Tu écoutes. Et la B.O. te souffle que le danger arrive toujours avant l’explication...
L’homme traqué, dans ce film, n’a pas d’ennemi clair — seulement un système qui se referme. Un analyste de la CIA (Robert Redford) revient de déjeuner et découvre ses collègues assassinés. Pris pour cible, il disparaît dans New York, tente d’identifier qui le chasse… et pourquoi. Plus il s’approche de la vérité, plus la confiance devient impossible : chaque geste ressemble à un piège, chaque visage à un masque.
Dave Grusin signe une tension “moderne” (pour l’époque), avec des couleurs jazz/urbaines et un thème principal qui agit comme un radar : pas héroïque, plutôt nerveux, ambigu, toujours en alerte. La tracklist officielle annonce la couleur dès les titres — “Condor!”, “Yellow Panic”… — et accompagne la traque comme un battement cardiaque.
0 noter : Adapté du roman Six Days of the Condor (James Grady), tout est construit pour que l’information arrive par fragments, exactement comme la musique, qui ne “rassure” jamais.
Acteurs / actrices : Robert Redford, Faye Dunaway, Cliff Robertson, Max von Sydow
THE SWIMMER (LE PLONGEON) — Frank Perry (1968)
25 juin 20H
Présentation et discussion à l'issue de la projection avec Jean-Christophe Manuceau, auteur de livres sur Ennio Morricone et John Williams.
Un itinéraire solaire… jusqu’à ce que la B.O. fasse basculer le rêve en vertige.
Dans ce film, la traque est intérieure : un homme se poursuit lui-même, de piscine en piscine. Ned Merrill décide de “rentrer” chez lui en traversant sa banlieue à la nage, de piscine en piscine, comme s’il inventait une rivière de jardins privés. Les rencontres, d’abord cordiales, se chargent d’inconfort, de non-dits, de blessures anciennes. À mesure que le trajet avance, son assurance se fissure — et la réalité remonte à la surface, froide, implacable.
La musique est signée Marvin Hamlisch : c’est son premier score de long métrage (il a 24 ans), orchestré par deux vétérans, Leo Shuken et Jack Hayes. La partition épouse la trajectoire du film : charme d’abord, puis malaise — avec des couleurs sixties et une mélancolie qui “grince” sous le vernis. La B.O. complète a été publiée en version étendue par Film Score Monthly (sortie “complete score” en 2006).
À noter : Production mouvementée : après le tournage principal, des reshoots ont été réalisés, notamment par Sydney Pollack (non crédité).
Acteurs / actrices : Burt Lancaster, Janet Landgard, Janice Rule (et une galerie de visages marquants au fil des “étapes”).
et les Liens vers le site de JC Manuceau