
Cycle MARCELLO MASTROIANNI
Au cœur du Quartier latin, le Champo fait vivre le cinéma de patrimoine tous les jours depuis 1938. Festivals, rétrospectives, cycles thématiques , courts-metrages et avant-premières invitent à (re)découvrir sur grand écran des films qui ont marqué l’histoire du cinéma et qui sont toujours d'actualité.
Le Champo remonte le temps et offre un voyage « nostalgique » à travers sept films qui illustrent les multiples visages de Marcello Mastroianni : le dandy romain des sixties, le militant ouvrier, le Casanova crépusculaire, l’amoureux hanté, le rêveur fellinien, le tenancier de cinéma désabusé et enfin le romantique solitaire.
Ces œuvres, tournées entre 1957 et 1989, montrent aussi l’évolution du cinéma italien d’après-guerre : de la Dolce Vita de l’âge d’or à la mélancolie d’une salle qui ferme ses portes.
📍 La Dolce Vita – Federico Fellini, 1960
Synopsis : Sept nuits et sept jours dans la haute société romaine vues par Marcello Rubini, journaliste mondain en quête de sens.
Pourquoi (re)voir ? Palme d’Or 1960, mise en scène visionnaire et première apparition d’un terme aujourd’hui universel : paparazzi.
Points notables : La scène de la fontaine de Trevi avec Anita Ekberg est devenue iconique. et Ce Film a longtemps été condamné par le Vatican pour « immoralité ».
📍 Les Camarades (I compagni) – Mario Monicelli, 1963
Synopsis : Turin, fin XIXᵉ siècle. Un professeur socialiste (Mastroianni) aide des ouvriers du textile à organiser leur première grève.
Pourquoi ? Un mélange rare de comédie et de film social ; le scénario fut nommé à l’Oscar du meilleur scénario original.
Points notables : Reconstitution historique minutieuse des conditions de travail de 1897. Photographie de Giuseppe Rotunno, futur collaborateur de Visconti et Fellini.
📍 La Nuit de Varennes – Ettore Scola, 1982
Synopsis : 1791. Restif de la Bretonne, Casanova (Mastroianni), Thomas Paine et une comtesse suivent la calèche de Louis XVI fuyant Paris.
Pourquoi ? Road-movie révolutionnaire, casting franco-italien cinq étoiles, humour et réflexions sur la chute de l’Ancien Régime.
Points notables : Sélection officielle Cannes 1982.
📍 Fantômes d’amour (Fantasma d’amore) – Dino Risi, 1981
Synopsis : À Pavie, un comptable marié retrouve son amour de jeunesse… morte depuis vingt ans. Romance trouble entre réel et surnaturel.
Pourquoi ? Duo magnétique Mastroianni / Romy Schneider, l’un des rares détours de Risi vers le fantastique.
Points notables : Adaptation du roman homonyme de Mino Milani publié en 1977.
📍 La Cité des femmes (La città delle donne) – Federico Fellini, 1980
Synopsis : Snàporaz (Mastroianni) dérive d’un train à une conférence féministe, puis dans un carnaval de fantasmes sur le rapport hommes-femmes.
Pourquoi ? Fellini au sommet de son onirisme ; une satire psychédélique de la révolution féministe.
Points notables : Tourné presque entièrement en studio avec décors géants et patins à roulettes.
📍 Splendor – Ettore Scola, 1989
Synopsis : Jordan (Mastroianni) tient un cinéma de quartier en faillite. Entre souvenirs et réalité, il se bat pour sauver son écran.
Pourquoi ? Lettre d’amour mélancolique au cinéma, pairing rarissime Mastroianni–Massimo Troisi.
Points notables. Sélection officielle Cannes 1989. Nombreux extraits de classiques sont projetés dans le film (Metropolis, Amarcord…).
📍 Nuits Blanches (Le notti bianche) – Luchino Visconti, 1957
Synopsis : À Livourne, Mario (Mastroianni) croise chaque nuit Natalia qui attend le retour d’un amant disparu. Adaptation du conte de Dostoïevski.
Pourquoi ? Poème romantique en décor de studio brumeux, musique de Nino Rota, Silver Lion à la Mostra de Venise 1957.
Points notables : Les rues de Livourne furent entièrement reconstruites à Cinecittà avec des voiles de tulle suspendus pour créer le brouillard.